NKENG George Elambo 1* et KOUOTOU ABDOU Junior1

1 Ecole Nationale Supérieure des Travaux public de Yaoundé

PB 150. Département du génie environnement, Yaoundé Cameroun.

*Correspondance : gnkeng@yahoo.fr;Tel : +237 677700507

Résumé

La dégradation de la qualité de l’air constitue l’un des défis environnementaux et sanitaires les plus pressants dans les grandes métropoles africaines. Cet article porte sur la qualité de l’air à Douala, capitale économique du Cameroun, à travers l’établissement d’un diagnostic, l’identification des principales sources de pollution atmosphérique d’origine anthropique et la formulation de pistes d’amélioration adaptées au contexte local. L’étude repose sur une campagne de mesure réalisée sur vingt-cinq points de prélèvement répartis dans cinq zones représentatives de la ville (Bonabéri, Akwa, l’Aéroport, Bonapriso et Bonanjo) au cours de laquelle les concentrations en PM2,5, PM10, composés organiques volatils totaux (TVOC), formaldéhyde (HCHO), température ambiante et humidité relative ont été collectées à l’aide de micro-capteurs géolocalisés. L’inventaire des sources d’émission a été réalisé selon la méthode EMEP/EEA Tier 1, appliquée aux trois secteurs identifiés comme émetteurs majeurs : le secteur aéroportuaire, le secteur industriel et le secteur du transport routier. Les résultats montrent que les zones de Bonabéri, d’Akwa et de l’Aéroport enregistrent les concentrations les plus élevées, dépassant régulièrement les valeurs guides de l’OMS 2021 et de la norme camerounaise NC 2856 pour les PM2,5 et les PM10. L’inventaire des émissions révèle que le transport routier domine massivement pour les polluants affectant directement la santé (NOₓ, CO, PM10, COVNM), tandis que la cimenterie Dangote constitue la première source locale de CO2. Les pistes d’amélioration proposées s’articulent autour de trois axes : la réduction des émissions à la source, l’amélioration de la gestion des flux de pollution et le renforcement du dispositif institutionnel de surveillance.

Mots clés : Pollution Atmosphérique, Qualité de L’air, Douala, Sources d’Emission, particules.

Abstract

Air quality degradation is one of the most pressing environmental and public health challenges facing African cities today. This paper examines air quality in Douala, Cameroon’s economic capital, through a diagnostic assessment, the identification of major anthropogenic pollution sources, and the formulation of context-specific improvement measures. The study is based on a field measurement campaign conducted at twenty-five sampling points across five representative urban zones (Bonabéri, Akwa, the Airport, Bonapriso and Bonanjo) during which PM2.5, PM10, total volatile organic compounds (TVOC), formaldehyde (HCHO), ambient temperature and relative humidity were measured using geolocated micro-sensors. Emission inventories were produced using the EMEP/EEA Tier 1 methodology applied to three major emitting sectors: aviation, cement industry and road transport. Results show that Bonabéri, Akwa and the Airport zone record the highest pollutant concentrations, regularly exceeding WHO 2021 air quality guidelines and the Cameroonian standard NC 2856 for PM2.5 and PM10. The emission inventory reveals that road transport is by far the dominant source for health-relevant pollutants (NOₓ, CO, PM10, NMVOCs), while the Dangote cement plant is the largest local source of CO2. Recommended improvement measures are structured around three axes: source emission reduction, pollution flow management, and institutional monitoring capacity building.

Keywords : Air Pollution, Air Quality, Douala, Emission Sources.

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